J'étais en train de déménager et j'ai trouvé une cartouche Castlevania pour N64 en triant mes anciennes affaires. Un platformer logique ? Déjà que ça sonne bizarre. Je l'ai lancé dans un émulateur en m'attendant à un horrible mélange de genres. J'ai été surpris que ça marche réellement.

C'est un puzzle-platformer sorti par Konami en 1999. Tu n'es pas dans un château gothique classique rempli de fantômes et de chauves-souris, mais dans un laboratoire plein de mécanismes. Ton personnage résout des énigmes — tourner des leviers, appuyer sur des boutons, pousser des blocs — pour progresser. L'objectif est simple : résous la salle et passe à la suivante. Concept simple, mais sur N64, ça semblait être quelque chose qui n'aurait pas dû être là.
Les contrôles sont sans détour. Avancer-reculer, sauter, interagir avec les objets. Tout est lent et délibéré. Cette lenteur ressemble parfois à un frein — tu sautes avec précision, mais c'est plus terne que les platformers vifs de cette époque. D'un autre côté, cette lenteur te donne du temps pour réfléchir à ce qui vient ensuite. Ce n'est pas assez difficile pour frustrer non plus. Juste de la résolution d'énigmes relaxante au-dessus d'un gouffre.
Castlevania n'a jamais vraiment décollé. Il a sombré dans l'oubli parmi des milliers d'autres jeux N64. C'est étrange que personne n'y ait vraiment prêté attention, car le concept n'est pas mauvais du tout. C'était une époque où les éditeurs expérimentaient — n'attends pas du Bloodlines ou de la Symphony of the Night ici. Ce jeu n'est pas question de combat sanglant ; c'est question de cliquer et d'attendre.

Aujourd'hui c'est une curiosité. Les graphismes sont pixelisés, les sons synthétiques, l'atmosphère plus jeu de société que titre d'action. Il a vieilli en disparaissant — dans la série Castlevania il occupe la place d'une chose perdue que tu trouves quand le streaming t'ennuie. Le jouer dans un navigateur ou un émulateur prend quelques heures et devient une note de bas de page sur la façon dont les développeurs japonais ont expérimenté à la fin des années '90. Ce n'est rien de révolutionnaire, mais ce n'est pas une perte de temps non plus.