Été 1987, chaleur étouffante, rien à jouer nulle part — et soudain du minigolf sur l'écran. Non, ce n'était rien comme un vrai parcours avec un tuyau plié et un moulin, mais sur le matériel disponible à l'époque, c'était un petit miracle du studio canadien Artech.

Mini Putt est exactement ce que le nom dit — du golf miniature pour MS-DOS. Pas d'histoire, pas de campagne, juste une série de trous, une balle, et l'objectif de la mettre dans le trou en aussi peu de coups que possible. C'était du sport à l'état pur : toi contre le trou, contre ton propre impatience.
Les contrôles fonctionnaient selon un principe que beaucoup de jeux de sport utilisaient à l'époque — visée et puissance. Le joueur voit son personnage prêt à frapper en bas de l'écran, définit la direction, puis appuie sur la barre d'espace. La puissance du coup augmente jusqu'à ce que tu l'interrompes. Des mécaniques simples, mais cette boucle d'attente avec une puissance croissante transforme fiablement le gameplay calme en un léger stress. Manque le timing une fois, la balle s'envole, et tu te sens complètement incompétent. La deuxième tentative devient une affaire d'honneur.

Ce qui garde la tête du jeu hors de l'eau même aujourd'hui, c'est précisément cette simplicité honnête. Artech n'a pas réinventé la roue — ils ont pris une boucle de jeu qui fonctionne, l'ont enveloppée dans des graphiques EGA, et ont laissé les joueurs s'amuser. Selon les standards d'aujourd'hui, le jeu ressemble à quelque chose de la préhistoire, mais en 1987, l'EGA était la norme et le mouvement de la balle sur le parcours était assez fluide pour fonctionner. Les effets sonores du PC Speaker — eh bien, c'était de la conception sonore grâce aux bips. Sound Blaster n'était pas une évidence à l'époque.

Aujourd'hui, Mini Putt convient mieux à tous ceux qui veulent dix minutes pour éteindre leur cerveau. Pas de tutoriels, pas de cinématiques, pas de microtransactions. Putt, bip, trou — c'est fait. Dans un navigateur, c'est le jeu de pause idéal qui te rappelle que le plaisir en 1987 n'avait pas besoin de quarante gigaoctets d'espace disque.